Muet depuis le 24 février dernier, Juninho a retrouvé le chemin des filets à Paris pour pemettre à Lyon d'arracher le nul dans les ultimes secondes (1-1), lors de la 35e journée. Le PSG ne parvient donc pas à enchainer un troisième succès de rang en L1 et à prendre plus de distance sur Troyes.
PSG - LYON : 1-1
Buts: Cissé (48e) pour Paris; Juninho (90e+4) pour Lyon
En mai, Paris ne fait plus ce qu'il lui plait. Après avoir connu des semaines fastes le mois dernier, en faisant tomber deux prétendants à la Ligue des Champions sur leur pelouse (1-2 à Lens et 1-3 à Toulouse la semaine dernière), le PSG a subi un petit ralentissement face à Lyon. Petit, dans la mesure où la formation de la capitale a tout de même pris un point, qui lui permet de demeurer invaincu depuis six parties d'affilée en championnat et aussi de voir se dessiner les contours de son maintien dans l'élite hexagonale. Même si rien n'est encore fait sur le plan comptable. Paris ne fait plus ce qui lui plait mais ne peut pas se plaindre d'avoir pris un point, au terme d'une rencontre globalement maitrisée par les Rhodaniens. Une parité logique voire inespérée, tant les occasions et la possession de balle ont penché en faveur de Lyon.
Car, si l'on occulte l'éclair de Pauleta (32e), les Parisiens ne se sont montrés menaçants qu'à une seule reprise : sur leur but, leur seul tir cadré en seconde période. Parti de loin, Cissé a profité d'un bon centre de Mendy au second poteau pour enchainer contrôle de la poitrine et reprise de volée placée (1-0, 48e). Un manque de liant dans le jeu et de percussion qui s'expliquent autant par la carrure de l'adversaire que par les absents du jour. Si le PSG s'est vraiment rendu compte de l'importance de Clément au moment de son retour, au début de sa série d'invincibilité, il n'a pas besoin de patienter jusqu'à la nouvelle titularisation de Luyindula pour faire pareil constat à l'égard de l'ancien Strasbourgeois. Sa capacité à conserver le ballon et à trouver les brèches entre les lignes ont fait défaut au club de la capitale.
Le réveil de Juninho
En face, l'absence de Cris ne s'est pas vraiment ressentie, car les Lyonnais ont imprimé leur rythme et posé bagages dans le camp parisien, puis dans la surface de Landreau, le contraignant à deux excellents réflexes (12e) et à une belle détente (13e) sur une frappe de Källström. Plus qu'une victoire "pour le principe", l'OL courre après un treizième succès à l'extérieur cette saison afin d'établir un nouveau record en la matière. Un objectif à atteindre sans Källström, très présent durant le premier quart d'heure, qui ne parvient plus à continuer à cause d'une douleur musculaire. Juninho retrouve donc sa place au milieu de terrain. Et même plus que cela. Situé plus bas qu'à son habitude, le Brésilien travaille dans l'entrejeu avant de sortir de son mutisme au terme d'une longue course, pour reprendre un centre de Govou d'une tête fulgurante (1-1, 90e+4).
Àla recherche des filets depuis la fin du mois de février, le Brésilien le retrouve pour remettre les siens à hauteur du PSG au tableau d'affichage. Une pilule, du fait de son caractère tardif, dure à avaler pour les pensionnaires du Parc des Princes, mais qui aurait pu l'être davantage avec plus de réussite pour Malouda (51e, 77e) ou Baros (49e). Surtout, l'OL a profité d'une erreur d'attention de Landreau, tellement rare en cette fin de saison, pour bénéficier d'un coup franc indirect sur la ligne des 5,50m, Juninho ne trouvant que la jambe de Mendy (83e). Entrés en cours de jeu, Govou et Benzéma apportent eux aussi de l'eau au moulin à occasions lyonnaises (76e, 89e). Sans parvenir à tromper Landreau. Le record de victoires à l'extérieur doit donc être remis à plus tard. À Monaco lors de l'avant-dernière journée, ou, peut-être, à la saison prochaine.
Les calculs parisiens ne concernent pas le bilan à l'extérieur, mais leur bilan, tout simplement. Bon à prendre, ce point face à Lyon n'en demeure pas moins insuffisant pour renvoyer définitivement au placard la menace de relégation, puisque Paris n'a que sept longueurs d'avance sur Troyes, premier non relégable, et pourrait ne plus en avoir que quatre à l'issue de cette 35e journée en fonction du résultat des Aubois à Auxerre. Paul Le Guen et ses joueurs, qui affirmaient avant le match face à l'OL n'avoir besoin que d'une victoire pour se maintenir, n'ont pas faussé ce constat samedi. Ils l'ont au contraire affiné: un succès face à Troyes, au Parc des Princes dans deux semaines, et le PSG sera sauvé. Peu importe les points glanés à Nice en milieu de semaine et à Lorient en clôture de la saison, et quels que soient les résultats de l'ESTAC. Mis à part lors de cette soirée du 19, Paris, en mai, peut donc faire ce qui lui plait en L1.